La rentrée 2009, une rentrée numérique?

La rentrée 2009 sera numérique ou ne le sera pas. Force est de constater que le numérique fait partie des sujets chauds de cette cuvée 2009. Entre la mission commandée par le premier ministre (et dont nous avons parlé ici), les expérimentations sur les ouvrages numériques au collège et le gros morceau que constitue son utilisation dans le cas d’une pandémie de grippe A, on peut presque penser que ce bon vieux serpent de mer qu’est l’elearning sera enfin pris au sérieux.
Certains objectent que cela fait des années qu’on en parle, des ordinateurs en classes, des programmes scolaires par internet… et qu’à chaque rentrée depuis une dizaine d’années le sujet est remis sur la table et ne sera comme d’habitude qu’un feu de paille. Néanmoins je pense que l’on se trouve à un tournant dans la problématique du numérique à l’école. L’éducation nationale se trouve face à un vrai défi: la france est très en retard par rapport à ses partenaires Européens dans l’utilisation des nouvelles technologies à l’école, retard qui risque fortement de se répercuter sur notre économie dans quelques années. Le gouvernement se doit donc de combler ce retard et semble, en tout cas de l’extérieur, s’y attaquer en lançant diverses initiatives et même un plan numérique “sans précédent” annoncé par Luc Chatel aujourd’hui.
Ce mouvement de modernisation de l’éducation se heurte malheureusement à plusieurs écueils:
- Un manque de dialogue entre les différents acteurs: éducation nationale, professeurs et initiatives numériques
- Une fracture entre un corps professoral souvent (sans généralisation car nous en rencontrons beaucoup qui se bougent dans ce sens) réfractaire aux nouvelles technologies et des élèves qui eux sont nées dedans
- Un manque de moyens mis par l’éducation nationale qui coupe énormement de budgets et de postes au sein des académies. Le gouvernement veut faire des économies grâce au numérique mais au jeu des vases communiquants il est impossible d’obtenir une pédagogie de qualité sans dépenser au départ.
Bref la situation concernant les TICE ressemble plus à une cacophonie qu’autre chose, cela manque de cohésion et c’est dommage! Cette rentrée fait néanmoins avancer les choses positivement en propulsant le sujet au coeur du débat public. Avant même de savoir si la pandémie de grippe A mènera à une fermeture généralisée la constatation est que le dispositif des cours en lignes ( cartable numérique) n’est pas au point! Prenons cette opportunité non pas pour lui tirer dessus à boulets rouges mais plutôt pour améliorer le programme français des TICE.
La revue de presse pour cette rentrée numérique:









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